

Le Conseil Régional de la Bretagne Administrative s’apprête à voter un vœu pour que le droit français autorise le tildé sur le N de Fañch en Bretagne.
Les élus des partis français, confortablement installés dans le système France, en sont réduits – quand ils l’osent – à mendier de leur tutelle parisienne le droit d’utiliser en Bretagne la langue bretonne.

Les Bretons sont les plus surdiplômés de France peut-on lire et pourtant …Si nous comparons la Bretagne pionnière numérique dans les années 70 avec l’invention du Minitel et l’Estonie petit pays de 1.5 million d’habitants, que voit-on?
L’Espagne qui avait su trouver -contrairement à la France- un moyen de faire coexister en son sein différentes nations en négociant et accordant de larges autonomies, n’a pas su trouver la manière de renouveler ce pacte de manière démocratique..
Au lieu d’accepter démocratiquement ce référendum, comme l’ont fait la Grande-Bretagne avec l’Écosse, le Canada avec le Québec, le pouvoir espagnol vient de déclencher une batterie de mesures d’une effarante violence: 750 maires (sur 948) cités à comparaître, saisie des moyens ou instruments destinés à organiser le référendum (urnes, formulaires électoraux, propagande électorale), fermeture du site internet, injonction aux médias de ne pas diffuser d’information sur le sujet… Et ce mercredi 20 septembre au matin, la “Guardia Civil” a pris d’assaut, les locaux du gouvernement catalan. Violence caractéristique d‘un véritable coup d’état.

Bruno Leroux, ministre de l’intérieur, se prétendait sur son blog officiel ancien élève de l’Essec et de HEC, ce qui était faux, et idiot, car quand on est élève d’une de ces écoles on n’a pas besoin de fréquenter l’autre.
Dans n’importe quel pays d’Europe du nord, ce mensonge aurait provoqué la démission immédiate du menteur et la fin de sa carrière. Pas en France!
A l ‘heure où la société française se retrouve victime à la fois de son manque de cohésion et de son immobilisme, à l’heure où l’Europe est fortement déstabilisée du fait du Brexit, la société bretonne doit trouver le moyen d’exprimer ses attentes et ses espoirs dans un monde en profonde mutation.
Des énergies diverses et novatrices traversent la société civile bretonne depuis longtemps sans qu’il soit possible de concrétiser ces aspirations dans le système politique et médiatique actuel. Les Bonnets Rouges entre autres sont toujours prêts à se mobiliser sur les sujets essentiels et la demande de changements démocratiques profonds est présente en Bretagne dans de nombreux secteurs.
Le congrès du FUEN (Union fédérale des nationalités européennes) s’est déroulé du 18 au 21 mai dernier à Wroclaw (en polonais), Breslau (en allemand), à l’invitation de l’association culturelle de la minorité allemande en Pologne. Wroclaw est capitale européenne de la culture en 2016. La capitale de la Silésie compte 635 000 habitants, 4ème ville de Pologne, 1120 000 habitants pour l’agglomération.
Ce congrès a été l’occasion pour le Parti Breton de faire connaitre la Bretagne et de rappeler les problématiques culturelles et politiques inhérentes au contexte français. Les échanges fructueux nous ont éclairé sur les différentes situations des minorités en Europe et sur le retard démocratique de la France.


Thierry Salaun (à droite) avec le Président de l’UFCE Lorant Vincze et lors des débats

Réforme des rythmes scolaires, réforme des Régions, réforme de la Loi du Travail, baisse des dotations aux collectivités territoriales, aéroport de Notre-Dame des Landes imposé par référendum bidon… la liste est longue des réformes ou projets impopulaires imposés de manière totalitaire.
Si les réformes ont toujours été difficiles à faire comprendre, dans une démocratie digne de ce nom, aucune ne peut être imposée contre le peuple.
Lors de la présentation officielle de leurs listes, les candidats de « Notre chance l’indépendance » ont posé samedi avec le message « Non à la barbarie », en réaction…