La Loire-Atlantique, grâce à son histoire bretonne a un important réseau de routes dites aujourd’hui « à grande vitesse » avec la naissance dans les années 1960 du Plan Routier Breton obtenu de hautes luttes par les forces économiques et politiques des cinq départements Bretons.

Son but était de compenser leur situation spécifique et commune née de la situation péninsulaire de la Bretagne.

L’Ecotaxe qui va supprimer cet avantage pour bénéficier au transport fluvial et ferroviaire pratiqués dans d’autres régions, pénalise encore plus la Loire-Atlantique qui n’a pas obtenu à cause de sa séparation de la Bretagne l’abattement arraché pour les quatre autres départements.

La Loire-Atlantique ne peut pas compter sur les organisations régionales patronales et socioprofessionnelles des « Pays de Loire » qui sont restés muettes de désintérêt puisqu’une grande partie de cette région est proche de Paris et ne possède pas son réseau routier gratuit comme la Bretagne.

La Loire-Atlantique va donc subir une double peine: surtaxation en raison de son réseau issu du Plan Routier Breton sans bénéficier de l’abattement d’écotaxe.

L’affaire de l’écotaxe démontre une fois encore que la place de la Loire-Atlantique est en Bretagne administrative et Bretagne Réunie dénonce le caractère gravement préjudiciable de cette taxe pour l’économie bretonne dont le territoire excentré est déjà largement pénalisé et ne peut supporter des coûts supplémentaires.

Bretagne Réunie demande au Gouvernement, pour tous les départements bretons y compris la Loire-Atlantique, que soit prise en compte globalement la situation géographique de la Bretagne et ses spécificités routières liées au Plan Routier Breton et de renoncer à la mise en place d’une taxe ou de péages qui sont contraires aux traditions multiséculaires bretonnes.

Jean-François LE BIHAN

Président de BRETAGNE REUNIE

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